Son parcours dans la recherche de provenance a commencé en 2013 avec les recherches pour son livre sur la famille de banquiers germano-néerlandaise Proehl, paru en 2015.
Pendant plus de deux ans, il a reconstitué le destin de cette famille et de sa collection de tableaux entre les fronts de la Seconde Guerre mondiale – un travail de recherche basé sur des sources qui ne l’a plus quitté depuis.
Ce qui a commencé comme un projet de recherche personnel, en parallèle de son travail de chef de projet chez Hewlett-Packard, est devenu sa spécialité professionnelle. Depuis 2019, Achim Bovelett mène des recherches approfondies sur les œuvres d’art spoliées par les nazis dans les collections de la Collection nationale des Pays-Bas. Un aspect particulier de son travail porte sur les liens entre l’Allemagne et les Pays-Bas, ce qu’on appelle « l’axe Rhénanie-du-Nord-Westphalie-Pays-Bas » : en ce moment, il travaille sur une affaire de spoliation systématique de porcelaine, de La Haye à Düsseldorf. Son travail pour ses clients va des affaires de restitution et d’indemnisation aux recherches généalogiques et historiques, en passant par des dossiers liés aux instruments de musique.
Afin de stimuler activement le processus de restitution, il a fondé début 2025, en collaboration avec une avocate spécialisée d’Amsterdam et le généalogiste de télévision Klaas Zondervan, la fondation « Claimants for Claimants » (claimants4.org). Cette initiative illustre bien sa capacité à transformer la recherche théorique en justice concrète pour les personnes concernées et à coordonner des réseaux transfrontaliers complexes.
Ses études d’histoire, qu’il a terminées par un Magister Artium, et ses nombreuses années d’expérience dans la gestion de projets informatiques chez HP se fondent dans son travail pour former une combinaison rare : la critique classique des sources va de pair avec des méthodes de travail efficaces, structurées et modernes. Il a très tôt intégré l’IA dans ses recherches, avec beaucoup de succès ; la création d’inventaires thématiques et l’utilisation d’infrastructures de recherche numériques font partie de ses outils quotidiens.
Après 12 ans passés dans la recherche sur la provenance, Achim Bovelett connaît parfaitement les pratiques les plus diverses, dont certaines sont d’origine criminelle. Son travail à la croisée de la généalogie, du droit et de l’histoire de l’art lui permet d’analyser de manière globale et au-delà des frontières nationales les réseaux commerciaux et les liens liés à l’expropriation illicite.* * *Si tu préfères « Magister » à « M.A. » (en allemand, certains utilisent le titre complet plutôt que l’abréviation), fais-le-moi savoir : je changerai alors le titre en « Achim Bovelett, Magister » ou je le supprimerai complètement du titre, pour ne le mentionner que dans le corps du texte.

